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Jai choisi de donner écho à un commentaire reçu sur mon blog. Je vous remercie pour vos passages réguliers, et encore plus pour vos idées en liaison avec mes articles, cela enrichit ma réflexion. Ainsi, damien59 (faites-vous plaisir et allez donc jeter un il sur son excellent blog) faisait observer à propos de mon article sur lagilité : Lorsque je lis ton article, je pense à une chose singulière, certaines personnes se voient mieux doter niveau agilité que d'autres, mais cela procède aussi d'une certaine forme de culture du corps (pour les gymnastes) ou requiert une pratique régulière et constante pour la conserver et l'améliorer (jouer du piano) A lorigine, mon article aurait dû être un billet sur le « muscle », donc un truc très science exacte : cest quoi le muscle sur le plan biologique. Et puis, en le préparant, jai finalement bifurqué sur ce que permet le muscle entraîné, à savoir lagilité. Donc oui, le fond de larticle est bien ce que permet lexercice régulier du corps. Daucun y trouvera peut être une ligne directrice de ce blog (ascèse, vertu, savoir), voire lessence de ce blog. Lagilité, en ce sens quelle est la conséquence dun exercice régulier, nest donc pas une prédisposition physiologique de lhomme, elle sacquiert et se cultive. Lhomme âgé est toujours capable de prouver son agilité, certes diminuée, pour peu quil poursuive un exercice quotidien adapté. Je pense, comme damien59, que certains individus sont mieux dotés que dautres pour ce qui est de lagilité. Le patrimoine génétique est certainement en cause, mais je ne suis pas spécialiste de la chose. Mon père nest pas un homme musclé, je ne le suis pas non plus. Quand bien même ferais-je des efforts, je parviendrai jamais à avoir la musculature que certains enfants de 10 ans présentent sans efforts spécifiques. A linverse, ma masse corporelle reste constante et ce quel que soit mon régime alimentaire alors que dautres individus génèrent immédiatement du tissu adipeux (stockage de graisse) et prennent de ce fait du poids. On pourrait alors sinterroger pour savoir si lenfant dun virtuose nest pas prédisposé à devenir lui-même un virtuose ? Pour ma part, je pense que cette tâche lui sera facilité par des prédispositions physiques (muscles, souplesse, morphologie
) mentales (persévérance, rigueur) et psychologiques (concurrence avec le père, affirmation du « je »). Néanmoins, cette prédisposition ne fera pas pour autant de lui un virtuose, cest le travail qui laccomplira. Ainsi, lhomme se construit lui-même, quelles que soient ses prédispositions. Mais ce à quoi je pense, c'est peut être à une autre forme d'agilité que nous avons encore mais diminuée, je précise ma pensée : les animaux qui vivent en osmose avec la nature développent pour beaucoup (singe par exemple) une agilité innée à grimper vélocement aux arbres, nous perdons des capacités initialement innée aux détriment de nouvelles qui sont spécifiques pour certaines à notre espèce. Je ne dirai pas, pour ma part, que nous ne lavons plus : à mon sens, nous ne la développons plus car nous nen avons plus lutilité. Larbre est un des lieux de vie du singe, il sy regroupe, sy protège, sy nourrit, sy reproduit etc
Son usage du corps le porte vers la hauteur et vers le développement de sa masse musculaire nécessaire à lascension. Lusage de notre corps est de plus en plus limité, les progrès mécaniques ont facilité les tâches manuelles les plus ingrates. De même nous ne chassons pas notre nourriture, navons pas besoin de parcourir des kilomètres à pied pour nous abreuver, ou fuir des créatures prédatrices. Aussi, notre effort se concentre plus sur des apprentissages mentaux ou techniques. Avec les âges, nous sommes passés du faire au savoir-faire, puis au penser et enfin au savoir-penser. -> Article publié dans la section Comprendre de ce blog. Pensez à consulter les archives !
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