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Quelques :






Week-end numérique

 

Pour le week-end, je vous ai préparé quelques petites choses numériques :

Extrait du film la soupe aux choux

Suggestion de film : boys don't cry

Hommage à Carlos avec un extrait musical (Manson, Carlos et Joe Dassin - Salut)


Mais que tout ceci de vous fasse pas passer à côté de la fin de mon article sur la vie d'Homère et son passage par la cité de Cymé ! :)

 

 

La soupe aux choux

Avant l'arrivée d'internet, la présidence de Sarkozy et le succès de Tokio Hotel, la France essayait tant bien que mal de vivre et de créer des choses. Et pour cela, elle utilisait ses talents, tant littéraires que cinématographiques, pour rivaliser avec nos cousins américains déjà entrés de plein pied dans la société de consommation.

Alors, nous avons produit de petits films à petits budgets, reprenant des pièces littéraires de notre terroir, et mis des grands acteurs à nous dedans. Et puis, nous les avons oubliés. Et pourtant... Jean de Florette, La soupe aux choux, la guerre des boutons, le juge et l'assassin... Depardieu, Montand, Auteuil, Carmet, Villeret, De Funès, Galabru, Noiret, Brialy, Huppert, Robert...

Pour contribuer à notre mémoire collective !

 

La soupe aux choux

 

 



Boys Don't Cry

Et comme il n'y a pas que le cinéma français, je vous suggère, à l'occasion, de voir le film "Boys don't cry" qui traite superbement du thème de l'identité sexuelle et du regard de l'autre. Le réalisateur reprend une histoire vraie qui s'est déroulée dans l'Amérique profonde des années 70. L'atmosphère est pesante, les acteurs sont exceptionnels et le tout est très réussi. Ne cherchez pas à en savoir plus, vous y perdriez du plaisir ;)


Boys don't cry



Et pour le plaisir des oreilles :

 

 



Jeane Manson, Carlos et Joe Dassin - Salut
La grande mode des chansons entre chanteurs morts et chanteurs vivants est parfois l'occasion de belles retrouvailles entre de vieux amis, en l'occurrence Jeane Manson, Carlos et Joe Dassin. J'avoue que, quelques jours après la mort de Carlos, ce petit "trio" avec l'outre monde présente une teinte très émouvante. Allez, salut l'artiste, et passe le bonjour à Joe !



 

 

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Posted: 16:24, 19/1/2008
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Médias

 

 

Des choses à dire sur les médias :

Fin de la pub à la télé, Arrivée de la pub à la radio

Retour de l'émission Arrêt sur Images

C'est dans l'air : "Vous avez dit civilisation ?"

 


Fin de la pub à la télé, Arrivée de la pub à la radio


Nicolas Sarkozy et sa ministre de la culture, Christine Albanel, souhaitent que les chaînes télévisées publiques françaises ne participent plus à la course aux programmes "à audience". Objectif simple : faire en sorte que les chaînes publiques coûtent moins cher. Solution : interdire la diffusion de publicité sur les chaînes publiques (France 2, France 3, France 4, France 5, Arte et RFO). Les chaînes n'ayant plus la nécessité d'attirer de l'audience importante pour vendre le plus cher possible des espaces de publicité, les chaînes publiques achèteraient moins de programmes coûteux. Pourquoi pas...


Mais attention, ce manque à gagner sera compensé par un taxe sur les accès internet (aie), sur la téléphonie mobile (re-aie), sur les bénéficies publicitaires générés par les chaînes privées.


Et là vous me dîtes, mais qu'est-ce que vienne faire là-dedans les chaînes privées qui n'ont rien demandé à personne ? Mais ont-elles vraiment rien demandé à personne... La diminution du nombre de plages de publicité à la télé va augmenter le coût des plages offertes et, donc, faire bondir le chiffre d'affaires de TF1 et compagnie. Autre avantage, les chaînes publiques seront des concurrents moins hargneux et les audiences du privées vont pouvoir battre des records... augmentant ainsi le prix de leurs plages de pub !


Là où ça commence à dérailler, c'est que Monsieur Sarkozy et Madame Albanel envisagent d'autoriser la publicité sur les radios publiques ! France Inter, France Infos, France Musique, allez zou, coller moi du Mac Donald's et du Carrefour dans tout ça... Il n'est pas normal de considérer les auditeurs radios comme des sous-consommateurs de médias. Non, je n'ai pas envie d'entendre parler d'Auchan ou de Marc Lévy sur France Culture.


Les syndicats de journalistes et autres ont déjà recueilli 3200 signatures de personnes qui refusent de voir cet espace de qualité qu'est Radio France devenir un terrain de chasse pour les marques. A l'heure où l'on constate la déchéance de la télévision publique, on introduit les germes du mal dans la radio publique. Où est la logique ?


Rien n'est fait, ça pédale même dans la choucroute, mais le risque est réel. 

 


Retour de l'émission Arrêt sur Images


Daniel Schneidermann, comme il entendait le faire, a reproduit son émission "Arrêt sur images" sur internet : http://arretsurimages.net


Ce site a souhaité garder son indépendance en n'affichant pas de publicités. Les recettes sont donc générées par les abonnements (20 euros par an, modulables selon certains critères).


Mais une bonne partie du site est gratuite ! Jetez-vous dessus ;)


Exemple pour vous convaincre :


Coup de chapeau à Europe 1.

Ce matin, la radio privée révélait que les chiffres officiels du ministère de l'intérieur sous-estimaient largement le nombre de voitures brûlées durant la nuit de la Saint-Sylvestre.
Suite à l'enquête d'Europe 1, le porte-parole du ministère de l'Intérieur
a été obligé de convenir que les chiffres étaient bien supérieurs à ce qui avait été affirmé jusque-là.
Le chiffre officiel est en effet passé de 372 à... 878 voitures brûlées !

 


C'est dans l'air : "Vous avez dit civilisation ?"


Enfin, j'entends depuis 20 minutes l'émission "C'est dans l'air" de ce jeudi 10 janvier 2007 et je trouve qu'il s'y dit des choses intéressantes. Le thème... La société de la civilisation !


Pour revoir l'émission en ligne : http://www.france5.fr/c-dans-l-air

Le pitch : depuis que Nicolas Sarkozy en a fait le moteur de son action, elle est devenue la star de la rentrée. Mais à l’heure de la mondialisation et du "choc des cultures" que signifie ce concept de "politique de civilisation" ? Et quelle est la définition d’une bonne civilisation ?

 

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Posted: 18:18, 10/1/2008
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Savoir et comprendre

 


Nicolas Poussin - Les bergers d'Arcadie

Le savoir et la compréhension sont deux notions différentes.
Aussi, savoir une chose est différent de comprendre une chose.





Le savoir se définit comme une connaissance ou une aptitude à faire quelque chose.

Le savoir, comme nous l'avions vu sur ce blog, ne s'acquiert que par ce que l'on a trouvé par soi-même (expérimentation, recherche) ou ce que l'on a appris des autres (enseignement, reproduction de méthode).


La compréhension, comme nous l'avons également vu sur ce blog, consiste à assembler un ensemble d'observations sous l'unité d'un sens, c'est-à-dire "mettre dans un tout". La compréhension donne naissance à un concept (Aristote), également désigné par le terme de théorie (démarche scientifique ou cognitive).




Démonstration saisissante : la sorcière pèse le même poids que le canard !


Savoir et comprendre sont deux notions différentes, nous l'avons dit. En voici la démonstration.



On peut comprendre une chose sans avoir aucun savoir à son sujet.

On peut illustrer ce fait par l'explication de l'approche empirique d'un fait : on part d'un constat (par exemple que la vapeur de l'eau chaude se transforme en gouttelettes d'eau au contact d'une paroi froide) pour en tirer une théorie/hypothèse (la vapeur de l'eau chaude est un ensemble de molécules d'eau qui peuvent s'agréger en gouttelettes d'eau lorsqu'elles entrent en contact avec une surface froide) qui pourra donner lieu, sous la condition de confirmation de l'expérience et de répétitibilité du fait, à l'élaboration d'un savoir (en l'occurrence la condensation).

Prenons un exemple pratique :

je vous présente Robert. Il est psychologue, spécialiste des troubles psychologiques liés au divorce.
Robert a suivi 4 années d'études de psychologie et 1 année de spécialisation dans les problèmes de la vie de couple.

Robert SAIT les grandes règles de fonctionnement du couple, les approches des grands courants de la psychologie, les méthodes adaptées aux différentes situations vécues par le couple.

Robert a renforcé son savoir car il est spécialisé dans les troubles du divorce depuis 10 ans : il ne reçoit que des hommes et des femmes qui vivent mal leurs divorces.

Grosso modo, il rencontre toujours les mêmes réactions aux situations de divorce, disons qu'il y existe 10 réactions différentes, d'un degré plus ou moins fort. Robert sait comment régler chacune des situations, ses méthodes sont efficaces puisqu'il les met en pratique depuis 10 ans.

Si Robert voit un jour une patiente qui présente une réaction atypique à son divorce, une "11e réaction potentielle", réaction que Robert n'a jamais rencontrée dans sa vie professionnelle ni appris dans ses études, il devra comprendre cette situation sans avoir aucun savoir à son sujet. Son travail est de trouver une réponse à cette situation inconnue.

Cette tâche ne sera pas trop complexe pour Robert puisqu'il connaît parfaitement le domaine du divorce. En 5 heures de thérapie, Robert aura pu comprendre la situation de cette patiente et lui proposer une méthode adaptée à son problème. Le savoir, ici, était parfaitement inutile. Par contre, le savoir acquis dans le domaine général de la psychologie de couple aura été utile à Robert pour résoudre plus facilement le problème auquel il était confronté. Ainsi, si Robert devait aider un prisonnier de guerre, il ne saurait pas faire (supposons le) et devrait comprendre la situation spécifique d'un prisonnier de guerre par une démarche progressive. Au lieu des 5 heures de sa patiente divorcée, Robert devra cette fois-ci passer 20 heures avec son patient pour bien comprendre la situation et trouver (créer) une solution.

Un autre exemple :

Je suis capable de changer le carburateur de mon automobile sans rien savoir du fonctionnement du moteur. Pourquoi ? Parce que changer une pièce peut se faire par une approche logique, sans aucune connaissance. Le seul savoir nécessaire est peut être l'identification de la pièce défaillante, mais le reste peut se régler sans savoir : il suffit de trouver la pièce similaire à la nouvelle (identification par similarité) et de la remplacer "pièce à pièce" (en supposant que le tournevis suffise).


On peut donc comprendre sans savoir. Mais c'est plus long.


De même, on peut savoir sans comprendre.

On pensera évidemment à l'écolier qui connaît par coeur sa leçon, au mot près, mais qui est incapable de répondre à la moindre question de fond, voire incapable d'émettre une réflexion personnelle sur ce qu'il vient de réciter. L'écolier sait, mais ne comprend pas.

De même, dans certaines situations, le savoir dans un domaine peut être totalement inutile pour aider à la compréhension. Le spécialiste de la virologie, qui sait tout de ce domaine, ne comprend ni plus ni moins le virus du SIDA que ses collègues moins ou pas du tout spécialistes.


Aussi, quelle est l'utilité du savoir s'il ne permet pas de comprendre ?

Le savoir permet d'éclairer la situation et faciliter la compréhension "globale". Ainsi, la connaissance de l'histoire, des faits, de l'auteur d'une oeuvre, de la situation politique et que sais-je encore aidera à comprendre, sans pour autant que ces éléments de savoir soient la compréhension. Ils ne font qu'éclairer l'approche. Sans aucune connaissance, on pourrait tout aussi bien comprendre par la déduction, c'est à dire par la formulation d'hypothèses.

Il faut noter qu'il existe deux formes de savoir : le savoir fondamental et le savoir secondaire.
Le savoir secondaire est inclus dans le savoir fondamental, il en est un élément qui, par ailleurs, peut être soustrait sans pour autant faire défaut.

L'intérêt de ce savoir secondaire est qu'il permet de structurer le savoir fondamental, de gérer plus facilement la masse de ce savoir savoir fondamental en créant des sous catégories ou, au contraire, en permettant de fusionner des savoirs fondamentaux entre eux.

La compréhension, elle, s'attache à éclairer l'essence d'une chose, l'expliquer de la manière la plus précise qu'il soit. Le fond de la compréhension n'est pas forcément de donner naissance à un savoir supplémentaire pour l'humanité, mais de se l'expliquer, de se faire progresser soi-même dans la connaissance "du monde" (du monde extérieur à soi). Cette approche permet, par analogie, de faire progresser la connaissance "du soi" (du monde intérieur).

Comprendre une chose, c'est en rechercher l'essence, identifier du mieux possible "sa" vérité.



Ingres - Oedipe et le Sphinx


Petite mise en perspective pour le savoir et la compréhension :

Dans les grandes écoles de la République Française, on ne dispense pas beaucoup de savoir fondamental. En réalité, on apprend aux "élèves" des schémas de pensées applicables à toutes les situations pour permettre de prendre une décision. Le calque d'analyse est ce qui différencie l'énarque de ses collaborateurs : il n'est pas question d'intelligence mais d'un "savoir utilitariste" qui est maîtrisé. Ainsi, la gestion d'une question économique, sociale, sanitaire, ou encore miliaire peut se résoudre selon le même procédé, ce fameux "schéma de pensée" acquis à l'école. L'expérience et les savoirs secondaires des collaborateurs permettront une prise de décision plus adaptée à la réalité du domaine ou du terrain concerné. On parle souvent de formatage : dans un sens oui, c'est un formatage par la transmission de procédés opérationnels et de savoirs fondamentaux utilitaires.


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Posted: 18:27, 2/12/2007
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